« — Tu sais où je suis née ? Il secoua la tête. — Sur un vol El Al, dans la soute d’un 747. Entre Addis-Abeba et Tel-Aviv. C’était le 25 mai 1991. Je t’ai déjà parlé de cette journée ? »
Un an après le 7 octobre, dans les couloirs de l’hôpital Shaare Zedek de Jérusalem, une rencontre ouvre une brèche. Elle entraîne deux êtres dans une quête qui va d’un parchemin du XIIe siècle jusqu’à l’alyah des Juifs d’Éthiopie.
Qui se soucie de la lumière qui s’éteint ? est un roman contemporain qui traverse l’histoire sans quitter Jérusalem des yeux.
Lèv est né en Normandie avec une malformation cardiaque. Les médecins ne lui donnaient pas longtemps, et il vit depuis avec un compte à rebours. Il en rit, il en souffre, dans ces couloirs d’hôpital qu’il connaît mieux que personne.
C’est là qu’il rencontre Neomi. Fille de l’opération Salomon, née dans l’un des avions qui ont conduit plus de 14 000 Juifs d’Éthiopie en Israël en trente-six heures. Un record.
Un soir, dans une allée déserte, un vieil homme leur tend un parchemin : un verset de Yehuda Halevi, le poète de Tolède parti pour Jérusalem au XIIe siècle. Ce texte les lance sur une piste qui passe par les chants andalous et les lettres d’Ovadia de Bartenoro. Elle mène jusqu’aux Beta Israël, qui ont attendu Jérusalem. « Ce lien est d’abord né de mon imagination, dit l’auteur. En cherchant, j’ai découvert qu’une grande partie en était vraie. »
Le titre pose la question qui traverse le livre : pour qui compte-t-on encore quand on s’éteint lentement, ou quand on est invisible ? L’homme au cœur fragile et la femme d’un peuple longtemps oublié se reconnaissent dans la même résilience, faite d’humour, d’amour et de fidélité à ce que l’on est. Dans un pays qui porte encore le deuil du 7 octobre, la question prend un poids particulier.
De Jérusalem à Tolède, de Madrid à Paris, jusqu’à Gondar, le roman passe par tous ces lieux où quelque chose a résisté. C’est un voyage dans l’espace et dans le temps, avec l’espoir en filigrane.
L’auteur dit qu’il n’aurait pas pu écrire ce livre sans le 7 octobre. À l’hôpital, il a vu des jeunes, beaucoup de jeunes. Il y a compris que la résilience n’était pas l’affaire de quelques-uns, mais celle de tout un peuple. Le roman est né de là.
Ce qu’en disent les premiers lecteurs
« Magnifique, émouvant […] Un roman beau et philosophique, qui doit absolument être diffusé. »
« Une maîtrise parfaite de la description des émotions, des sentiments et des relations humaines. »
John Lev est né en France et vit en Israël. Qui se soucie de la lumière qui s’éteint ? est son premier roman. Il paraît le 9 novembre 2026, jour du Sigd, la fête où les Juifs d’Éthiopie se tournaient vers Jérusalem.
Qui se soucie de la lumière qui s’éteint ?, John Lev, roman, 235 pages.