La paracha porte le nom de Yitro (Jethro), le beau-père de Moïse qui est un prêtre midianite. Ayant appris la sortie d’Egypte, il rejoint le campement des hébreux avec Tsipora, l’épouse de Moïse et ses deux fils Gershom et Eliezer. Il faut se rappeler que Moïse a déjà 80 ans lorsqu’il se voit confier la mission de faire sortir le peuple d’Egypte.
L’universalisme
Yitro n’est pas juif, pourtant lorsqu’il entend le récit de la sortie d’Egypte, il remercie Dieu. Trois personnages bibliques prononcent Baruh Hashem, aucun n’est juif (Noah, Eliezer, le serviteur d’Abraham qui trouve une épouse à Isaac, et Yitro). Ce passage établit le caractère universel du judaïsme qui ne cherche pas à convertir ni à diminuer l’autre, comme dans les passages suivants :
– A Roch Hashana on lit que l’ange vient au secours de Hagar et Ishmael, il lui promet de devenir le père d’une grande nation (hors de l’Alliance, il est secouru et béni)
– A Kippour, dans le livre de Yobah, on évoque la repentance collective des Assyriens
– A Souccot, dans le livre de Zecchariah, on évoque la prophétie que toutes les nations viendront célébrer la pluie à Jérusalem
Cet universalisme permet de respecter chacun dans sa différence. Il faut préserver nos identités (celle des juifs est fondée sur l’Alliance) mais contribuer ensemble, collectivement, à résoudre les problèmes de l’humanité. Personne n’est supérieur à l’autre.