Réflexion sur la parasha Vayéra

Les descendances d’Ismaël et Isaac donneront naissance à l’Islam et au judaïsme.

Le Coran et la Torah racontent l’épisode de la destruction de Sodome et en tirent des leçons différentes, qui toutes deux visent à inspirer l’humanité. Dans la Torah, Abraham négocie avec Dieu, il s’oppose à Dieu en se fondant sur Ses commandements et principes.

Dans le Coran, Ibrahim questionne l’intention de Dieu mais ne va pas plus loin, parce que Dieu lui rappelle qu’il n’est qu’un simple mortel.

Les deux versions offrent un modèle de la relation du divin à l’humain, marquant une différence entre les deux fois. Différence que Yossi Klein Halevy admire dans ses « Lettres à mon voisin palestinien » :

« Je chéris la sainte chutzpah d’Abraham de la Torah, qui ne peut pas supporter la souffrance, même lorsqu’elle est divinement initiée. Cet esprit agité s’incarne dans la salle d’étude juive, où les questions ne sont pas moins importantes que les réponses et où l’on est encouragé à contester la tradition.

Et je chéris le sage abandon d’Ibrahim du Coran, dont l’humilité reconnaît la futilité ultime des idées et des ambitions humaines. Cette humilité se joue sur le tapis de prière musulman, offrant la totalité de soi-même en prosternation devant Dieu. »

Partagez l'article