Ce jeudi 12 octobre, Israël est en guerre depuis 6 jours. Et le bilan de cette nouvelle guerre est déjà effroyable avec plus de 1.300 morts, presque tous civils, et près de 3.000 blessés. Pour la première fois de son histoire depuis la guerre d’indépendance de 1948, cette guerre monstrueuse déclenchée par l’organisation terroriste Hamas a commencé sur le sol national de l’État juif.
Le samedi 7 octobre, le lendemain du cinquantième anniversaire du déclenchement de la Guerre de Kippour, Israël s’apprêtait à célébrer le Shabbat et à fêter Simha Torah. Des plus religieux aux plus laïcs, les Juifs d’Israël se préparaient à goûter aux plaisirs et à la joie de cette journée particulière sous le doux soleil de l’automne méditerranéen. Certains d’entre eux allaient passer la journée dans les synagogues, d’autres sur les plages ou encore sur les sentiers de randonnées de Galilée et du Negev. Le peuple d’Israël, dans sa diversité qui fait sa richesse, était heureux.
A l’aube du même jour, quelque 2.500 terroristes du Hamas, pénétrèrent sur le territoire israélien. Leur opération avait été préparée pendant des mois, des années peut-être. Leur objectif, longuement mûri, était simple. Assassiner un maximum de Juifs, d’hommes,de femmes, d’enfants et de vieillards. Mais tuer n’était pas suffisant, il fallait torturer, mutiler et brûler les corps des victimes innocentes. Une opération terroriste qui rappelle la brutalité bestiale des pogroms et la monstruosité de la Shoah par balles.
Soudainement, la paix du Shabbat et la joie de Simha Torah ont été effacées face à l’incroyable violence de ces atrocités et au déluge de feu des milliers de roquettes et missiles tirés simultanément depuis Gaza sur la population israélienne.
Dans les Kibbutzim de la frontière, les tueurs massacraient femmes et enfants, les équipes de sécurité se battaient héroïquement comme les policiers locaux en attendant l’arrivée de l’armée. Ces kibbutzim ont payé un prix énorme et la vie des survivants ne sera plus jamais la même. Pas plus que celle des jeunes gens réunis au Kibbutz Reim pour une fête de la musique. Plus de 270 d’entre eux furent assassinés alors qu’ils étaient sans défense. Et n’oublions pas la centaine, peut être plus, d’otages, dont des enfants en bas âge, emmenés en captivité à Gaza. Des otages humiliés, violentés, violés parfois et exhibés comme des trophées de chasse sur des vidéos mises en ligne par les terroristes.
Aujourd’hui, Tsahal a repris le contrôle de tout le territoire israélien mais les missiles ciblent toujours les civils. L’aviation israélienne riposte et bombarde les positions des terroristes à Gaza et les forces terrestres se préparent très certainement à pénétrer à Gaza pour y détruire le Hamas.
La guerre des mots et des images a déjà commencé. Les peuples d’occident ont la mémoire courte. Bientôt, la mémoire des victimes israéliennes s’effacera et des voix politiques, médiatiques et militantes s’élèveront pour appeler, au mieux, Israël à la retenue, au pire, pour dénoncer les « crimes sionistes ». Bientôt, la haine antisémite se déploiera à nouveau sans honte dans les rues des capitales européennes. Nous devons nous y préparer et y préparer nos enfants qui y seront sans doute confrontés dans leurs écoles.
Mais ce scénario catastrophe écrit à l’avance ne doit pas nous faire douter. La guerre déclenchée le 7 octobre par les terroristes du Hamas est une guerre existentielle pour Israël. Une nation qui renonce à défendre ses citoyens face au terrorisme, face à une invasion de son territoire ayant pour seul objectif opérationnelle l’assassinat du plus grand nombre possible de civils est une nation sans avenir. Israël se bat aujourd’hui pour son avenir, pour son existence même.
Les prochaines semaines seront terribles. Des soldats israéliens, souvent âgés de moins de 20 ans, vont mourir. Leurs familles seront anéanties. Des civils vont mourir sous les tirs des missiles du Hamas. Des civils palestiniens, nombreux, vont mourir. Ces hommes, ces femmes, ces enfants, civils et soldats qui vont mourir seront tous, sans distinction, les victimes du Hamas qui dans sa folie meurtrière est le seul responsable de cette guerre.
Il reste à espérer qu’après la victoire d’Israël, après la destruction totale de l’appareil politique et militaire du Hamas, les 2 peuples pourront enfin goûter au bonheur inestimable de la paix.
William Racimora